Je suis le P.D.G,
à toutes les règles je peux déroger,
même à celle de l’éthique,
mon poste est politique ;
Je suis un V.I.P,
à ma volonté on se plie,
je tiens plus qu’à tout, aux privilèges,
et je m’accroche, à tous prix, à mon siège ;
Je m’arroge les droits que je veux,
j’agis en maître absolu des lieux,
je déclasse et déloge à ma guise,
je sais attiser les appétits qui s’aiguisent ;
Je dissous des coopératives et des unités,
comme ça, en toute impunité,
je ferme même les cantines et les restaurants,
juste parce que je trouve cela « inconvenant » ;
Je suis fière de ma personne,
sur un groupe rentable, je trône,
étant devenu riche à milliards,
sans avoir à investir un seul dinar ;
Mieux loti qu’un patron propriétaire,
d’usines ou d’entreprises immobilières,
je ne rends de comptes à personne et de rien,
je m’approprie et distribue des biens ;
Je soudoie les délégués et les syndicalistes,
devenus de cupides carriéristes,
pour mener seul la barque à la dérive,
pour que de rien je ne me prive ;
Je suis tout simplement un « Dieu »,
envers les probes, je suis haineux,
ils se doivent de subir l’iniquité,
trimer toute leur vie, savament inquiétés ;
Nique l'entreprise, la performance, le rendement
et l'ambiance bon enfant,
place à la ségregation et l'impartialité,
Dieu nous ayant crées, avec ces vérités.
Je ne suis capable de rien, je n’ai aucun génie,
sauf celui de grossir mes comptes déjà bien garnis,
ils ont beau briller, ailleurs dans le monde dans tous les domaines,
j’affirme et déclare les algériens, incompétents derniers de la chaîne.
J’ai le beau rôle.